Obésité : la chirurgie favoriserait la dépendance à l’alcool

Top Santé

Les traitements chirurgicaux de l’obésité, efficaces pour perdre du poids, pourraient engendrer une dépendance à l’alcool, deux ans après l’intervention, selon des chercheurs de l’université de Pittsburgh. Les scientifiques ont suivi 2 000 patients américains.
Leur consommation d’alcool a été observée 30 jours après l’opération puis une et deux années consécutives à l’intervention.

70 % des patients étudiés ont subi une opération pour se faire poser un bypass gastrique, une technique qui permet de réduire la quantité d’aliments ingurgités et leur réabsorption par l’intestin grêle. Parmi eux, 7 % avaient eu des problèmes d’alcool avant l’opération. Deux ans après l’intervention, ils étaient 10,7 % à présenter une dépendance à l’alcool, soit une augmentation du risque de plus de 50 %. Par dépendance, les chercheurs ciblaient les cas de personnes qui n’arrivent pas à cesser de boire quand elles commencent et celles qui avaient des troubles de mémoire liés à un excès d’alcool.

Parmi les personnes le plus à risque de développer cette addiction, l’étude cite les personnes isolées socialement, les personnes qui ont des antécédents avec l’alcool ou la drogue, les personnes montrant des symptômes dépressifs mais aussi les hommes et les jeunes adultes.

Très efficace pour perdre du poids, la chirurgie bariatrique est de plus en plus pratiquée en France. Elle a représenté pas moins de 36 000 opérations en 2011. La chirurgie bariatrique désigne un type de chirurgie consistant à restreindre l’absorption des aliments, diminuant, de fait, l’apport calorique journalier afin de lutter contre l’obésité. Il existe différentes techniques de chirurgie de l’obésité comme le ballon gastrique, l’anneau gastrique, le bypass.

Quel rapport peut-on trouver entre cette chirurgie particulière et la dépendance à l’alcool ? les chercheurs n’apportent pas d’explication claire. "Plusieurs études ont montré que si vous donnez une quantité d’alcool normale à une personne portant un bypass gastrique, ils attendent le pic de consommation d’alcool plus rapidement et ils mettent plus de temps à redevenir sobres. En fait, leur sensibilité à l’alcool change", affirme Mary King, chercheur à la Graduate School of Public Health de l’université de Pittsburgh, interrogée par Fox News. Cette différence de sensibilité à l’alcool pourrait expliquer cette élévation de la consommation d’alcool.

Cette étude justifie la nécessité d’informer les candidats à la chirurgie de l’obésité du risque de pathologies et de complications possibles après l’opération.

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Alcool/tabac : les dangers sous-estimés

LaDepeche.fr

Les Français connaissent de mieux en mieux les facteurs de risque du cancer, mais continuent à relativiser le rôle cancérigène de l’alcool et du tabac, selon une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Cette étude, parue hier, atteste de l’existence, toujours importante, « du déni et de la minimisation du risque » face à ses produits.

Pour le tabac, responsable de 25 % des décès par cancer en France, les « petits » fumeurs (moins de 10 cigarettes par jour) sont encore fréquemment dans ce déni. Ils s’estiment moins à risque pour leur propre santé que les fumeurs « intensifs » (35 % des sondés en 2010 contre 39 % en 2005) alors que selon l’OMS, la durée d’exposition au tabac joue un rôle prépondérant par rapport à la quantité fumée quotidiennement. À propos de l’alcool, 52 % pensent que ce sont surtout les alcools forts qui sont mauvais pour la santé alors que le danger est le même quel que soit le « flacon ». les Français sont en revanche de plus en plus conscients des dangers de l’exposition au soleil sans protection, estimant, respectivement à 97 % que ces comportements favorisent l’apparition d’un cancer.

L’alcool et le tabac ne font toujours pas peur eux Français

Riskassur

Malgré toutes les campagnes d’information et les mises en garde, les Français évaluent mal le risque de cancer lié à la consommation d’alcool et le tabac.

Il ressort d’une enquête réalisée par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, l’inpes et par l’Institut national du cancer, qu’en dépit des progrès réalisé ces dernières années, les comportements de déni ou de relativisation du risque pour soi même persiste.

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En clair, un grand nombre de Français, bien que conscients des risques encourus, ne veulent pas renoncer à leurs habitudes de fumer et de boire, et ils n’ont pas peur du cancer.

Cependant, ils sont parfaitement conscients, pour ce qui est du tabac, du risque de cancer pour se qui est du tabac.

Par contre, le risque de cancer lié à la consommation d’alcool est minimisé ou relativisé par rapport à la multiplicité des autres risques, sans cependant sous-estimer l’incidence de l’alcool sur le risque automobile.

Alcool, drogue, tabac: comment les collégiens les consomment

L’Express

Le collège, lieu de tous les apprentissages. Ivresse alcoolique, tabac et dans certains cas cannabis sont découvert pendant cette période, rapporte le volet français d’une vaste enquête internationale piloté par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies. Décryptage en cinq chiffres.

59,3% des élèves de 6e ont déjà bu au moins une fois dans leur vie de l’alcool, dans la majorité des cas du cidre ou du champagne. "Il s’agit avant tout d’une expérimentation, probablement dans le cadre d’une réunion familiale, d’un anniversaire…", commente Stanislas Spilka, chargé de recherche à l’OFDT.

Un collégien sur dix Si le collège n’est pas un lieu d’expérimentation de l’alcool, il constitue en revanche une phase de généralisation et de diffusion. Entre la 6e et la 3e, le nombre de collégiens ayant connu au moins une ivresse alcoolique est multipliée par cinq, passant de 6,8% à 34%. Si les garçons sont légèrement plus précoces sur cette question, ils sont talonnés par les filles. "Aujourd’hui, l’alcool est banalisé, tant et si bien que ce comportement est banalisé à l’arrivée au lycée." 7% des collégiens déclarent consommer au moins dix fois par mois des boissons alcoolisées. "La notion d’ivresse est appréciée de manière différente en fonction de l’âge. Chez les plus jeunes, boire une coupe de champagne ou un verre de vin peut être considéré comme telle", tempère le chercheur.

13,4 ans C’est l’âge de la première cigarette. Il a légèrement reculé depuis 2006. Si les garçons commencent généralement plus tôt, le ratio s’inverse à la fin du collège. "C’est une tendance assez lourde qui s’observe aussi bien chez les adultes que les chez les adolescents. La cigarette n’est plus un produit marqué sexuellement: une femme qui fume n’est pas mal vue, contrairement à une femme qui boit ou qui se drogue. Cela change également dans ces catégories, mais plus lentement." A la fin du collège, près d’un collégien sur deux aura allumé au moins une cigarette. Mais les fumeurs réguliers restent rares: 15,6% des élèves de 3e fument quotidiennement.

23,9% En 3e, un collégien sur quatre a déjà testé du cannabis. Les essais d’autres drogues demeurent, en revanche, beaucoup plus rares. Selon l’enquête HSBC, 2,3% des élèves des classent de 4e et 3e ont déclaré un usage de cocaïne. L’utilisation de produits à inhaler comme la colle et de médicaments pour se droguer – donc détournés de leur usage initial- est de 3,5% et 2%. "Il faut prendre les chiffres des drogues ‘dures’ avec beaucoup de précautions car on observe des taux similaires à l’âge de 17 ans, explique le chercheur. Certains collégiens confondent des produits, ou pensent avoir pris de la drogue alors que cela n’en était pas. Par exemple, si on leur dit qu’un bonbon est de l’ecstasy, certains vont le prendre pour argent comptant."

3e Les classes de 4e et surtout de 3e sont des moments charnières dans les rapports des enfants à ces substances. "On sait que c’est vers 14-15 ans que s’amorce souvent les initiations à la drogue, l’alcool, la cigarette… L’âge a évidemment un rôle important, mais cette étude révèle également que le niveau scolaire joue un rôle. En 4e et 3e, les collégiens passent du côté des plus âgés, ils adoptent donc des comportements leur permettant d’affirmer cette prédominance. Les plus âgés préparent également leur passage en seconde, ils calquent leur comportement sur celui qu’ils imaginent être celui d’un lycéen."

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La santé des ados

Estrepublicain.fr

Globalement les adolescents bénéficient d’une meilleure santé aujourd’hui qu’hier, confirme l’enquête internationale HBSC sur la santé des 11 à 15 ans menée dans 39 pays et régions d’Europe et d’Amérique du nord. Toutefois, durant cette courte période de quatre années, les comportements nuisibles tendraient à augmenter : à 15 ans, 21 % des jeunes affirment ainsi consommer de l’alcool, 18 % fumer… Et des inégalités perdurent et s’installent y compris dans des domaines inattendus, fait remarquer le dr Emmanuelle Godeau, responsable des travaux pour la France : « On ne comprend pas pourquoi par exemple on voit dans une période aussi courte, entre 11 et 15 ans, s’installer des différences entre garçons et filles aussi prononcées. Les filles se trouvent en plus mauvaise santé, se sentent plus mal, ont une perception de leur corps plus négative que les garçons alors qu’à l’âge de 11 ans, les différences entre garçons et filles sont nettement moins prononcées ».

Alcool et tabac de plus en plus jeunes

Les garçons, eux, s’engagent plus tôt dans les conduites à risque et se mettent plus tôt à adopter des conduites abusives d’alcool ou de tabac : « Mais sur ce plan », note encore le dr Godeau, « les différences entre garçons et filles s’amenuisent. Les filles, alors qu’elles ont déjà une perception de leur corps plus négative, au lieu d’adopter les comportements plus favorables des garçons en matière d’activité physique, se mettent à leur ressembler dans le champ qui est celui des prises de risque. Il y a donc là des choses qui se jouent sur lesquelles on pourrait réfléchir ».

Véritable photographie des comportements des adolescents, de leur environnement social, cette enquête permettant de « mieux appréhender les facteurs influençant la santé des adolescents », doit en effet aider à affiner et surtout mieux cibler les actions et politiques de prévention santé, à délivrer des messages plus spécifiques aux adolescents, voire aux filles parfois. D’autant, souligne l’enquête que l’adolescence est l’âge de tous les possibles : « On sait que le cerveau des préadolescents est particulièrement vulnérable. On a tous à gagner à retarder les expérimentations et les abus. On sait que plus tard on a commencé à fumer, plus facile on aura à arrêter », note le dr Godeau.

Comment se situe la France dans cette enquête internationale ? « Globalement dans la moyenne », note le praticien. Dans le détail, la France va se situer parmi les pays les plus consommateurs de cannabis, mais aussi parmi les pays les plus consommateurs de légumes ; en bas de tableau en matière d’activité physique alors même que les ados français regardent très peu la télé etc… « Ce qui montre bien qu’il y a l’impact de la culture, des politiques de prévention, des habitudes culturelles au sens large », analyse le dr Godeau, médecin au rectorat de Toulouse.

Cette enquête internationale publiée par l’OMS, a impliqué plus de 200.000 jeunes dont 11.638 en France où elle a été menée en partenariat par le service médical du rectorat de Toulouse, l’Inserm, l’Inpes et l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

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Alcool au travail : pouvoir et obligations de l’employeur

lhotellerie-restauration.fr

Tout professionnel peut un jour se retrouver confronté à l’alcoolisme de l’un de ses salariés. La difficulté est alors d’adopter une réaction juste et proportionnée face à ce comportement inadapté.

En votre qualité d’employeur, vous êtes tenu à une obligation de sécurité qui vous impose de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la santé de vos salariés (article L.4121-1 du code du travail). Vous devez notamment faire respecter les prescriptions du code du travail en matière de consommation d’alcool dans l’entreprise.

La loi prévoit notamment qu’aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée sur le lieu de travail (art. R.4228-20).Cette disposition - qui peut sembler incompatible avec la profession des cafés restaurants, qui ont vocation à vendre des boissons alcoolisées -, vient préciser que la consommation d’alcool par les salariés sur le lieu de travail, si elle est autorisée, doit être limité à ces catégories de boissons.

Vous pouvez néanmoins aller au-delà de cette disposition législative en prévoyant dans le règlement intérieur de votre établissement l’interdiction de consommer toute boisson alcoolisée dans votre entreprise. Un salarié qui passerait outre cette interdiction commettrait une faute dont la sanction peut aller jusqu’au licenciement.

En outre, l’employeur ne peut laisser entrer ou séjourner des personnes en état d’ivresse dans l’entreprise (art. R.4228-21). Dans ce cas, lorsque un salarié se présente ivre au travail ou lorsqu’il est surpris en état d’ébriété pendant la journée, vous devez lui faire immédiatement quitter son poste de travail, puis le mettre au repos en attendant de le faire raccompagner chez lui. Ne laissez jamais un salarié en état d’ébriété repartir seul.

Contrôler et prouver la consommation d’alcool : un casse-tête

La difficulté est souvent de démontrer l’état alcoolique d’un salarié sur son lieu de travail. À cette fin, vous ne pouvez procéder au contrôle de l’imprégnation alcoolique de l’un de vos salariés qu’à condition que le recours à un tel contrôle soit prévu dans le règlement intérieur, que les modalités de contrôle permettent la contestation du contrôle par le salarié (le salarié doit pouvoir demander une contre-expertise ou un second test) et que, compte tenu de la nature du travail confié au salarié, son état puisse exposer les personnes ou les biens à un danger (par exemple en raison de la configuration des lieux).

À défaut de satisfaire aux conditions de recours à l’alcootest, vous ne pourrez pas vous prévaloir du résultat du contrôle pour justifier une éventuelle sanction disciplinaire. A contrario, si ces conditions sont réunies, vous pourrez, par ce contrôle positif, justifier une sanction disciplinaire, et notamment un licenciement pour faute, voire pour faute grave.

Si vous ne disposez pas d’un test positif valablement réalisé, vous avez tout intérêt à recueillir suffisamment de preuves pour pouvoir prouver l’état d’ébriété de votre salarié :

• vidéosurveillance : vous pouvez utiliser les bandes de vidéosurveillance attestant que le salarié a consommé de l’alcool à condition, bien entendu, que la mise en place de système de vidéosurveillance réponde à plusieurs conditions telles que la déclaration à la Cnil ;

• fouilles : il ne vous est possible de procéder à la fouille d’un salarié que pour des raisons de sécurité collective. Ainsi, si vous soupçonnez un salarié de détention d’alcool, vous ne pouvez procéder à la fouille de son vestiaire que dans les cas et aux conditions prévus par le règlement intérieur, et en présence de l’intéressé ;

• témoignages : vous pouvez également recueillir les témoignages de personnes (clients, collègues, managers…) ayant constaté la consommation d’alcool de votre salarié ou son état d’ébriété manifeste. Dans ce dernier cas, ce mode de preuve peut avoir une efficacité réduite dans la mesure où l’appréciation de l’état d’ébriété est souvent subjective ;

• forces de l’ordre : vous pouvez enfin demander aux services de police ou de gendarmerie de venir constater le niveau d’alcoolémie d’un salarié. Mais encore faut-il que ces autorités acceptent de se déplacer dans votre établissement.

Déterminer une sanction proportionnée à la faute

Vous ne pouvez pas sanctionner en lui-même l’alcoolisme du salarié. Cela relève de son état de santé. En revanche, l’ivresse du salarié ou la consommation d’alcool pendant le temps de travail peuvent constituer des motifs légitimes de licenciement dans la mesure où un salarié en état d’ébriété ne peut pas exercer correctement son travail.

Comme toujours, la sanction devra être proportionnée à la faute. Vous devrez ainsi tenir compte des circonstances, des fonctions et de l’ancienneté de votre salarié afin de déterminer la sanction la plus adaptée.

La position des juges

Tenant compte des circonstances et de l’ancienneté du salarié, les tribunaux ont pris les positions suivantes :

• État d’ébriété manifesté par des hurlements et des injures sur le lieu de travail et grossièreté à l’égard d’un fournisseur.

- Cause réelle et sérieuse de licenciement : oui (Cass soc, 17 octobre 1979, n° 78-41010).

• Salarié ayant consommé modérément des boissons alcoolisées lors d’un ‘pot’ non autorisé par l’employeur après dix ans d’ancienneté irréprochables.

- Cause réelle et sérieuse de licenciement : non (Cass soc, 15 décembre 2011, n° 10-22712).

• Directeur d’agence qui se trouvait régulièrement sur son lieu de travail en état d’ébriété après le déjeuner, ce qui risquait de ternir durablement l’image de l’entreprise.

- Faute grave : oui (Cass soc, 9 février 2012 n° 10-19496).

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Charlie Sheen : Dépendant à l’alcool ?

News de Stars

Alors que Charlie Sheen revenait sur ses erreurs passées dernièrement (voir notre article), l’acteur ne serait à l’heure actuelle pas totalement sorti d’affaire. En effet, selon les propos du docteur Drew Pinsky colportées via le site Radaronline.com, l’acteur Charlie Sheen serait encore victime de son addiction aux drogues.

L’acteur Charlie Sheen renouerait-il avec ses vieux démons ? C’est ce que pense le célèbre docteur Drew Pinsky, spécialiste en addictions, après que l’acteur ait fait des révélations sur sa consommation d’alcool. En effet, Charlie Sheen a confié dans une interview accordée au Today Show qu’il continuait à boire de l’acool malgré ses problèmes d’alcoolisme.

A l’époque le journaliste Matt Lauer questionnait la star de Mon oncle Charlie : "Vous avez admis vos problèmes avec les drogues : Je ne connais pas un seul spécialiste en addictions qui pourrait dire à un homme dans votre situation, ‘Ok tu peux boire’.", Charlie Sheen avait alors répondu : "Et bien si tu le connais, je devrais probablement aller voir cet homme là ! J’ai différentes théories sur cette idée là, l’une d’elles est, de me rendre au parc près de la sortie VIP!"

Le docteur Drew Pinsky a analysé ces propos et en a tiré une conclusion : "Ce ne sont pas les dires ou les actions de quelqu’un sur le chemin de la guérison". Il ajoute : "Je m’inquiète sérieusement à son sujet, notamment par rapport à sa longue histoire d’addiction aux drogues. En aucun cas, Charlie ou X personne en convalescence ne doit avoir accès à des ordonnances pour des médicaments, aux drogues dans la rue etc. Ou consommer de l’alcool durant cette période. Il n’y a pas de zone grise à ce sujet."

Il ajoute : "Mon souhait pour Charlie ou toute personne qui se bat contre une dépendance,  est de trouver l’aide nécessaire pour mener une vie sobre, essentielle pour une convalescence. Il est fort probable que Charlie fera une forte rechute s’ils n’engage pas des professionnels qui l’aideront dans sa quête de sobriété. Charlie a un talent immense, et nous lui souhaitons d’être en bonne santé durant cette période difficile".

Pourtant l’acteur semble en meilleure santé depuis quelques mois, mais le Docteur Pinsky a sa propre explication : "Oui, Charlie semble aller mieux par rapport à l’année passée, peut-être  qu’il est sous traitement psychiatrique, et qu’on lui a prescrit des médicaments qui contrôlent sa bipolarité et ses manies, mais il tient un pistolet chargé à sa main en buvant de l’alcool". L’acteur serait alors en danger avec sa consommation d’alcool, une addiction tout aussi dangereuse que ses anciennes consommations de drogues. On lui souhaite de s’en sortir au plus vite…

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Alcoolisme : le Baclofène à l’essai pour traiter la dépendance

Doctissimo

Cent-vingt morts par jour en France. Deux millions et demi chaque année dans le monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes pour décrire les ravages de l’alcool. Cette maladie, dont on connaît désormais les causes (génétiques, biologiques et sociales), aurait-elle trouvé avec le baclofène la molécule phare pour la combattre ?

Un essai clinique sur le Baclofène sera lancé le 20 mai 2012. "Enfin !" pourraient dire certains médecins et addictologues qui l’attendent depuis des années pour évaluer son efficacité et sa tolérance dans le traitement de l’alcoolisme. Après différentes mise en garde sur son utilisation hors autorisation de mise sur le marché (AMM), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) reconnaît les bénéfices de cette molécule chez certains patients et autorise une prescription au cas par cas par des professionnels de santé expérimentés dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance.

Baclofène : le taux de succès atteint 58 %

BacoflèneUne étude préliminaire* conduite par des médecins français a démontré l’efficacité du Baclofène à très fortes doses contre la dépendance à l’alcool. Le médicament existe depuis 50 ans. Il est notamment prescrit comme traitement de contractures musculaires involontaires d’origine neurologique (dans la sclérose en plaque par exemple). Après une année de traitement avec le Baclofène, 80 % des 132 patients suivis étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés  (28). En considérant comme "échecs" les patients "perdus de vue", c’est-à-dire pour qui l’évaluation complète n’a pas pu être possible, le taux de succès atteint 58 %.

Les principaux médicaments actuellement utilisés dans la pratique clinique, le naltrexone et l’acamprosate ainsi que la prise en charge globale (psychothérapies), 30 % des patients sont considérés comme guéris au bout d’un an de traitement. Pour autant, pas d’emballement, met en garde le Dr Philippe Batel, psychiatre, chef du service addictologie de l’hôpital Beaujon : "Il faut attendre pour établir la sécurité du Baclofène. Après un scandale comme le Mediator c’est aberrant de ne pas tenir compte des effets secondaires possibles".

Baclofène : un médicament prescrit hors AMM

C’est l’histoire d’une découverte basée sur l’auto-expérimentation. Le Pr Olivier Ameisen, professeur de médecine et de cardiologie, exerçant en France et à New-York, devenu alcoolique, s’est vu guéri en s’administrant le Baclofène à des doses progressives allant jusqu’à 400 mg/jour. Résultat : indifférence totale à l’alcool. Avec la possibilité incroyable de boire un verre de temps en temps sans retomber dans la spirale infernale de l’addiction. Une expérience corroborée par le témoignage de beaucoup de malades qui se sont vu prescrire le médicament par des milliers de médecins, en France, malgré l’absence d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication. Le phénomène a commencé en novembre 2008, suite à la publication du livre du Pr Olivier Ameisen, en dépit des interdits.

La molécule agit sur le récepteur GABA, principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Le médicament est autorisé dans le traitement de la spasticité chronique sévère chez les patients atteints de sclérose en plaques, d’affection médullaire ou cérébrale, à la dose maximale de 80 mg/jour, loin de la dose quotidienne qui serait efficace dans le traitement de l’alcoolisme (jusqu’à 300 mg/j selon l’Association des Utilisateurs du BaclofènE et Sympathisants (AUBES).

Les effets secondaires du Baclofène au cœur de la polémique

"Aujourd’hui 60 % des prescriptions en pédiatrie sont hors AMM et 70 % en cardiologie, s’insurge le Pr Ameisen. Ce médicament ne crée pas de dépendance comme les tranquillisants ou somnifères (benzodiazépines-BZD). Aucun cas de décès n’a été répertorié dans le monde", martèle-t-il. Et c’est bien là que le bât blesse. Ce n’est pas l’efficacité qui fait polémique parmi les spécialistes mais bien la tolérance du médicament pris à fortes doses. Les Drs Philippe Batel et Michel Lejoyeux, président de la Société française de l’alcoologie (SFA), entre autres, s’interrogent sur les effets secondaires du médicament. Notamment sur les doses fortes en traitement systématique : somnolence plus ou moins sévère, vertiges, troubles de la mémoire, ralentissement de la coordination motrice, chutes, accidents cardiaques, luxations, etc. "Sur 150 patients avec qui je fais l’expérience, la moitié ne passe pas les 90 mg sans effets secondaires invalidants", constate le Dr Batel. Des effets secondaires qualifiés de bénins et qui disparaissent rapidement, estime le Dr Bernard Joussaume, président de l’Association des Utilisateurs du BaclofènE et Sympathisants (AUBES).

En juin 2011 et malgré la colère et la détermination des experts défenseurs du médicament, l’Afssaps exigeait la plus grande prudence de la part des médecins : "Peu de données existent sur la sécurité d’emploi du Baclofène à des doses supérieures à celles de l’AMM, en association avec l’alcool ou en association avec un autre médicament chez les patients alcoolo-dépendants. Toutefois, un surdosage peut induire des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma, une confusion mentale, des hallucinations, des convulsions, et une dépression respiratoire". Mais le 24 avril 2012, l’Afssaps estime que de nouvelles données montrent "des bénéfices cliniques chez certains patients souffrant d’alcoolo-dépendance" et estime que la prescription du baclofène ne peut être envisagé qu’au "cas par cas, prescrit et surveillé par des praticiens expérimentés dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance" (…) "qu’il s’agisse de psychiatres, d’addictologues, d’alcoologues ou de généralistes, idéalement de manière pluridisciplinaire". Cette autorisation "prudente" de prescription en attendant la mise en vigueur du dispositif de recommandations temporaires d’utilisation (RTU) prévu par la Loi du 29 décembre 2011 s’accompagne du maintien d’une surveillance active des effets secondaires de cette molécule, reconnaissant cependant qu’aujourd’hui, "les données de pharmacovigilance sont très limitées mais ne remettent pas en cause la poursuite de ce type de traitement".

Un essai clinique incluant 320 patients doit démarrer fin mai 2012. Les premiers résultats seront connus d’ici deux à trois ans. Une étape importante pour sortir de la polémique. Aucun laboratoire n’a pour l’instant envisagé de se lancer dans son développement.

Isabelle Frenay, avril 2012

Alcool, tabac et cannabis chez les 11, 13 et 15 ans

MédiaÉtudiant.fr

Le 3 avril 2012, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a publié les premiers résultats d’une enquête Health Behaviour in School-aged Children (HSBC) à propos des élèves de 11, 13 et 15 ans. Les premiers résultats de l’enquête s’intéressent à l’usage d’alcool, de tabac et de cannabis chez les collégiens. Si l’alcoolisme chez les étudiants est de plus en plus présent au sein des débats, il est inquiétant de voir que l’alcool touche des populations de plus en plus jeunes.

L’enquête HSBC 2010

Cette enquête HSBC a été réalisée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle a été menée dans 41 pays pour étudier et rendre compte des comportements de santé des collégiens de 11, 13 et 15 ans. Les premiers résultats publiés concernent leur consommation de produits psychoactifs.

Les résultats en France métropolitaine ont été glanés auprès de 11 500 élèves du CM2 à la seconde. Ils concernent l’année 2010 et montrent l’évolution de la consommation de produits psychoactifs par les collégiens depuis 2006.


Les collégiens et les produits psychoactifs

Les premiers résultats qui ont été publiés concernent l’alcool, le tabac et le cannabis.

Le tabac

L’enquête montre que 8,8% des élèves de 11 ans ont déjà gouté au tabac. A 13 ans ils sont 25,4% à l’avoir expérimenté. A 15 ans, c’est plus de la moitié des élèves qui se sont déjà essayé au tabac (55,5%). La tendance est donc à la baisse chez les élèves de 13 ans par rapport à 2006 où ils étaient 29,% à a voir gouté au tabac. En revanche les proportions restent stables chez les élèves des deux autres âges. L’usage quotidien de tabac représente 18,9% des élèves de 15 ans, un taux qui reste stable depuis 2006.

Le cannabis

Seulement 0,8% des élèves de 11 ans ont déjà consommé du cannabis. Cette proportion passe à 6,4% chez les élèves de 13 ans et à 28% chez les jeunes de 15 ans. Moins de 3% des élèves de 15 ans déclarent consommer du cannabis de manière régulière, un taux assez stable depuis 2006.

Nice: faut-il bannir alcool et tabac des plages ?

Newsring

Après la cigarette, c’est au tour de l’alcool d’être interdit sur les plages de Nice. Christian Estrosi, le député maire UMP de la ville entend ainsi lutter contre les troubles de l’ordre public.

A partir du 1er avril prochain, il sera interdit de consommer de l’alcool entre 20h et 5h du matin dans les lieux publics du centre-ville de Nice, dont une partie de la Promenade des Anglais. Le député maire UMP de la ville, Christian Estrosi, entend ainsi lutter contre un nombre croissant de personne en état d’ébriété sur le domaine public niçois.

Christian Estrosi a dénoncé quelques débits de boissons ne respectant pas la protection contre l’ivresse des mineurs ou leurs obligations en matière de lutte contre l’alcoolisme. «L’objectif est de continuer à faire baisser le nombre de personnes en état d’ébriété sur la voie publique», a déclaré le maire.

En février dernier, Christian Estrosi avait déjà banni la cigarette des plages. La ville de Nice avait alors été la première de France à signer une convention avec la Ligue nationale contre le cancer (LNCC), officialisant la labellisation «plage sans tabac». Dès la prochaine saison estivale, l’interdiction de fumer concernera la plage du Centenaire, sur la célèbre Promenade des Anglais. Si vous êtes pris une cigarette au bec, l’amende pourra aller jusqu’à 38 euros.

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