Pourquoi la cigarette crée-t-elle une dépendance?

Selon levif.rnews.be,

La nicotine, principal composé chimique du tabac, est non seulement responsable de dépendance physique, mais aussi, partiellement, de dépendance psychologique.

La forme et la structure de la nicotine sont similaires à l’acétylcholine, un neurotransmetteur ou une substance médiatrice stimulant le système dopaminergique du cerveau. La stimulation des récepteurs cérébraux de dopamine génère un sentiment de détente. Pour reproduire cette sensation, des doses toujours plus importantes de nicotine sont nécessaires.

C’est de cette façon que se produit la dépendance. En outre, le surplus de nicotine dans le cerveau entraîne une pénétration des récepteurs dopaminergiques dans la matière grise. La stimulation chronique de ces récepteurs neutralise le sentiment d’euphorie. Résultat: au bout d’un moment, une cigarette sur dix seulement parvient encore à reproduire cette sensation positive.

Le rôle des neuf autres cigarettes consiste à neutraliser les émotions et à contrer les effets négatifs. En l’absence de cigarette, les récepteurs restent en effet insaturés, causant irritabilité et nervosité.

Constance des niveaux de nicotine

Inconsciemment et à sa façon, chaque fumeur veille à ce que le niveau de nicotine dans son sang soit plus ou moins constant. Non seulement en fumant un nombre de cigarettes relativement similaire chaque jour, mais aussi en effectuant cet acte d’une manière bien précise.

Un fumeur est capable, bouffée après bouffée, de moduler assez précisément la dose de nicotine dans son sang. Le surdosage, lors des périodes de stress par exemple, est difficile. En effet, lorsque plusieurs cigarettes sont fumées les unes à la suite des autres, l’inhalation est moins forte, car les voies respiratoires rejettent les doses trop importantes de nicotine.

La stabilité de la concentration en nicotine dans le sang est frappante. Chaque fumeur possède sa dose personnelle et optimale. Les cigarettes dites légères, renfermant un taux de nicotine plus faible, sont pour cette raison dénuées de sens. Les fumeurs compensent en effet la dose plus faible en inhalant plus profondément la fumée ou en compressant le filtre.

Les cigarettes dites légères sont pourvues de filtres à micropores mélangeant la fumée inhalée à l’air ambiant. Un fumeur qui tente de réduire son nombre quotidien de cigarettes, inhalera ainsi plus profondément la fumée afin d’en retirer des doses maximales. Inconsciemment, un fumeur ne ‘consommera’ jamais moins de cigarettes que le nombre auquel il s’est habitué.

Le degré de dépendance diffère bien entendu d’un fumeur à un autre. Pour examiner le niveau de dépendance physique, il existe un instrument fiable et internationalement reconnu: l’auto-diagnostic Fagerström.

 

L’envie de fumer tient plus de l’habitude que du besoin de nicotine

Selon relaxnews

Une étude menée par le département de psychologie de l’Université de Tel Aviv et publiée le 13 juillet prétend que l’on fume par habitude et non par réelle addiction à la nicotine. Les patchs, les gommes et tous les autres moyens utilisés pour arrêter la cigarette seraient donc inefficaces et il faudrait réfléchir à l’élaboration d’un programme agissant sur l’élément psychologique.

Les recherches dirigées par le Docteur Reuven Dar à l’Université de Tel Aviv mettent à jour l’importance de l’habitude dans le besoin de fumer et viennent contredire les thèses selon lesquelles la nicotine est addictive. Le seul moyen d’arrêter de fumer serait donc de changer ses habitudes, d’abandonner le geste et il serait inutile d’investir dans des produits de substitution.
Selon cette étude, les fumeurs n’arriveraient pas à renoncer à la cigarette parce que celle-ci est assimilée à des moments de la journée et elle est souvent considérée comme un moyen de prendre de l’assurance et de se sociabiliser. Par ailleurs, plus le moment de la prochaine cigarette autorisée approche, plus l’envie est forte et, à l’inverse, les fumeurs peuvent rester des heures sans fumer et sans ressentir de réel besoin, quand ils savent qu’ils n’en ont pas le droit.
En prouvant la force de l’élément psychologique, les chercheurs souhaitent favoriser la mise au point d’un programme adapté.
Les chercheurs ont tiré ces conclusions de deux études. Pour la plus récente, publiée le 13 juillet, ils ont interrogé et observé les comportements de membres d’équipage de la compagnie Israeli Airlines durant deux vols. La seconde étude, réalisée en 2005, a, elle, visé des pratiquants de Shabbat et a démontré qu’ils pouvaient se passer de fumer pendant plusieurs heures mais plus la fin de la journée de privation arrivait plus l’envie grandissait.

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