22nd Century annonce la mise sur le marché international de cigarettes sans nicotine

TF1

En réponse aux nombreuses demandes provenant du monde entier, Goodrich Tobacco propose aux partenaires internationaux MAGIC® EXPORT, la seule cigarette au monde quasiment sans nicotine, et MOONLIGHT?, une cigarette présentant un taux de « goudron » exceptionnellement faible par milligramme de nicotine. Dans le cadre de cet effort, 22nd Century a signé une lettre d’intention confidentielle concernant un accord exclusif sur la commercialisation en Inde de la technologie, des marques et des tabacs à fumer de la société.

La technologie de 22nd Century permet de baisser ou d’augmenter le niveau de nicotine dans le tabac par le biais d’un procédé génétique et de l’amélioration des plants de tabac. Par exemple, la société produit l’un des tabacs à fumer qui présente le taux de nicotine le plus faible du marché : 97 % de nicotine en moins que dans des cigarettes dites « light ». Les cigarettes quasiment sans nicotine MAGIC® EXPORT ressemblent à, se fument comme et ont le même goût que des cigarettes conventionnelles. Les cigarettes MOONLIGHT? contiennent un mélange de tabac exclusif donnant une teneur en nicotine égale à celle d’une cigarette classique mais une teneur en « goudron » correspondant à celle d’une cigarette « légère ».

Pour produire son propre tabac, 22nd Century passe des contrats directement avec des planteurs américains depuis 2008. Des études indépendantes précédemment réalisées ont révélé la demande en cigarettes pratiquement exemptes de nicotine (souvent appelées cigarettes à très faible teneur en nicotine – VLN), et du fait que sa production en feuilles de tabac est maintenant suffisante pour lui permettre d’exporter ses produits, 22nd Century a décidé que le moment était venu de passer à la distribution internationale.

La technologie et le tabac de 22nd Century sont brevetés dans 79 pays qui comprennent les principaux marchés du tabac : États-Unis, Chine, Japon, Russie, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Italie, France, Indonésie, Corée du Sud et Brésil. Près de 6 trillions de cigarettes (300 milliards de paquets de 20) ont été vendues dans le monde en 2011. Au cours des cinq prochaines années, le volume de la production de cigarettes devrait augmenter d’environ 1 % par an.

Henry Sicignano III, président de Goodrich Tobacco, a expliqué : « Considérant les informations que nous recevons, nos marques sont demandées dans quasiment tous les pays, essentiellement les cigarettes sans nicotine que l’on ne trouve tout simplement pas en dehors des États-Unis. » C’est la raison pour laquelle 22nd Century est persuadé que MAGIC® EXPORT et MOONLIGHT? vont conquérir une part importante du marché mondial des cigarettes, en intéressant surtout les fumeurs à la recherche de solutions alternatives.

Pour devenir titulaire de licence, agent importateur ou distributeur exclusif, sur une base nationale, veuillezadresser vos demandes à info@GoodrichTobacco.com.

Pour de plus amples informations sur 22nd Century Group, veuillez consulter le site : www.xxiicentury.com

Mise en garde relative aux énoncés prospectifs : le présent communiqué de presse peut contenir des informations prospectives, y compris toutes les déclarations qui ne sont pas des faits historiques concernant les intentions, les opinions ou les attentes actuelles de la société, de ses administrateurs ou de ses dirigeants au regard du contenu de ce communiqué de presse. Les mots et expressions tels que « pourrait », l’expression du futur ou du conditionnel, « s’attendre à », « estimer », « prévoir », « être d’avis que », « avoir l’intention de » ou toutes expressions et variantes comparables se réfèrent à des énoncés prospectifs.

Il est rappelé aux investisseurs que de tels énoncés prospectifs ne sauraient constituer une garantie quant aux performances et niveaux d’activité futurs de la société ; il leur est conseillé de ne pas accorder une confiance exagérée à ces énoncés prospectifs, qui ne sont valables qu’à leur date de publication. La présente mise en garde doit être considérée en conjonction avec tout énoncé prospectif que la société pourrait exprimer à l’avenir, sous forme écrite ou verbale. Sauf si la législation l’y oblige, notamment les lois sur les valeurs mobilières aux États-Unis, nous ne prévoyons pas de mettre à jour les énoncés prospectifs pour qu’ils reflètent les résultats réels, les événements ou les circonstances postérieurs à leur date de publication, ou traduisent la survenue d’événements inattendus. L’investisseur est invité à consulter soigneusement les informations que la société a publiées dans son prospectus daté du 20 septembre 2011, notamment la partie intitulée « facteurs de risques », ainsi que les rapports déposés par la société auprès de la Securities and Exchange Commission, qui vise à informer les parties intéressées des risques et des facteurs pouvant affecter son activité, sa situation financière, son résultat d’exploitation et ses liquidités. Si un ou plusieurs de ces risques ou incertitudes se concrétisent ou si les hypothèses sous-jacentes s’avèrent incorrectes, les résultats réels de la société pourraient être sensiblement différents des résultats anticipés ou prévus.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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Les sportifs se dopent toujours plus à la nicotine

Tribune de Genève

Une nouvelle étude du Laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD) sur 2185 échantillons d’urine d’athlètes de 43 disciplines différentes le prouve: près d’un quart des tests étaient positifs.

L’équipe de François Marclay avait déjà montré que lors des Championnats du monde 2009 de hockey sur glace en Suisse, une bonne moitié des joueurs (53%) étaient des utilisateurs actifs de tabac. Leur produit de prédilection est le «snus», originaire de Suède et vendu sous forme de petits sachets à placer entre la gencive et la lèvre supérieure.

Mais les hockeyeurs ne sont pas les seuls dans ce cas. La nouvelle étude des chercheurs d’Epalinges (VD), portant sur les années 2010 et 2011, a confirmé les soupçons d’utilisation fréquente de nicotine, dans les sports d’hiver en particulier.

Ainsi, selon ces travaux publiés dans la revue «Forensic Science International», 23% des échantillons se sont révélés positifs. Un peu plus de 18% ont affiché des valeurs indiquant une exposition dans les trois jours précédents, et 15% immédiatement avant ou pendant la compétition, suggérant une utilisation active et ciblée du produit.

Stimulant et relaxant

La nicotine produit un effet stimulant, en augmentant le pouls et la pression artérielle, mais aussi la libération de sucre dans le sang et d’adrénaline.

Elle a en outre des effets relaxants, en réduisant le stress, tout en renforçant la vigilance et améliorant la fonction cognitive. Un «effet paradoxal» qui fait que l’on est à la fois éveillé, concentré et détendu, note François Marclay.

Se penchant plus spécifiquement sur certains sports (hockey, ski alpin, biathlon, bob, patinage, football, basketball, volleyball, rugby, football américain, lutte et gymnastique), les scientifiques ont constaté que la palette allait de 19% à 55% d’athlètes pratiquant une «consommation active». Des résultats jugés «alarmants».

La discipline la plus touchée est le football américain avec 55%. Suivent le hockey sur glace et la lutte (32%), le bob (30%), la gymnastique (29%), le rugby (28%), le ski (26%) et le basket (25%). Il s’agissait d’échantillons provenant de sportifs suisses ou prélevés lors de compétitions en Suisse.

Secret de Polichinelle

Ces pratiques, qui dans les milieux intéressés font figure de secret de Polichinelle, inquiètent les médecins. Les chiffres élevés mis en évidence dans les sports d’équipe en particulier laissent penser qu’il y a des «effets de groupe» sous forme d’initiation au snus, notamment auprès des jeunes, a expliqué François Marclay.

Dès lors, c’est plus l’aspect santé que l’aspect dopage qui est en cause car, comme le souligne François Marclay, «les risques liés à une consommation régulière sont multiples». Ainsi, la nicotine va induire une dépendance qui peut par exemple déboucher sur une consommation dans un cadre privé, ou pire, sous forme de fumée.

«Le snus augmente en outre fortement le risque de cancer de la cavité buccale, ainsi que les problèmes associés à celle-ci, comme le déchaussement des dents», relève encore le spécialiste. Contenant 28 substances cancérigènes, il pourrait également favoriser le cancer de l’œsophage ou du pancréas, ainsi que les problèmes cardiaques.

Sous surveillance

La nicotine ne figure pas dans la liste des substances interdites par l’Agence mondiale antidopage.

Suite à cette seconde étude, elle a toutefois été ajoutée au Programme de surveillance 2012, a précisé François Marclay, qui voit là «une bonne première étape dans la prise au sérieux de cette problématique». Depuis le 1er janvier, un panel de laboratoires accrédités analysent ainsi la nicotine dans tous les échantillons en compétition, tous sports confondus.

Pour être interdit, un produit doit remplir trois critères: amélioration potentielle de la performance, risques pour la santé et contradiction avec l’esprit sportif. C’est clairement le cas de la nicotine pour les deux premiers; quant au troisième, il est également jugé pertinent car ces usages «donnent une mauvaise image de la pratique sportive», conclut François Marclay.

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La nicotine et la mémoire

Bulletins-électroniques.com

La nicotine est en mesure d’augmenter la capacité de la “mémoire du travail”, tout en limitant certains processus. Ces conclusions ont été possibles grâce à une étude réalisée par l’Institut de bio imagerie et de physiologie moléculaire du Conseil nationale des recherches (Ibfm-Cnr) de Milan-Segrate en collaboration avec Alice Mado Proverbio, professeure en Psychobiologie de l’Université de Milan-Bicocca. Cette étude a été présentée à Washington, au Congrès mondial de la Society for Neuroscience.

“Les résultats confirment les découvertes de la recherche neurobiologique sur les animaux, qui mettent en évidence le rôle cruciale de la nicotine dans le traitement des principaux symptômes de Parkinson, tels que les troubles de la mémoire et la dyskinésie motrice”, explique Alberto Zani, chercheur Ibfm-Cnr de Milan Segrate. “Nous avons observé un groupe de non fumeurs et un groupe de jeunes fumeurs (fumant 7 à 20 cigarettes par jour ; concentration plasmatique minimal de nicotine de 0.062 mg), en veillant à l’équilibre psychologique et au niveau culturel des participants”.

“Pour tester les mécanismes cérébraux d’orientation sélective de l’attention visio-spatiale et mesurer le temps de réaction, les participants devaient maintenir un regard fixe, et faire attention aux stimuli visuels, préalablement signalés, présents dans leur champ de vision, et devaient y répondre en pressant des boutons”, continue Alberto Zani. “Pour mieux comprendre la mémoire du travail (c’est-à-dire le “magazin qui abrite temporairement les informations à peine apprises afin de les réutiliser), les volontaires devaient, lors d’un exercice d’attention spatiale, compter à rebours, en partant de grands nombres et en soustrayant 3 chiffres à chaque fois, par exemple 17 898, 17 895, 17 892, etc… A l’inverse, lors d’un exercice visant à estimer les réflexes, les participants étaient obligés de faire un choix moteur, en pressant le plus rapidement possible un bouton avec l’index ou le majeur, en fonction des différents stimuli”.

Pendant l’exécution des exercices, l’activité bioélectrique cérébrale des volontaires, dénommée Erp (Event-related potentiel, ou PE, potentiel évoqué), était enregistrée grâce à 128 capteurs. “Ceci a permis d’enregistrer les variations de la fonctionnalité cérébrale en fonction des exercices et de la stimulation visuelle”, explique Alice Mado Proverbio. “Lors de l’exercice d’attention visio-spatiale, il n’a pas été enregistré de différence entre les deux groupes concernant leur rapidité de réponse aux stimuli. Lors du double exercice d’attention-mnémonique, les fumeurs ont été en moyenne 50 millisecondes plus rapides, et font preuve d’un taux de réponse plus élevé. Cependant ce groupe a été plus lent de 100 millisecondes lors de l’exercice de programmation et de décision motrice”.

Grâce à la technique Loreta (Low resolution electromagnetic tomography), il a été possible, avec des images de résonance magnétique tridimensionnelles, de mettre en évidence le rôle fondamental joué par les neurones frontaux et préfrontaux de l’hémisphère droit dans leur capacité à gérer une augmentation de la charge de travail, et leur impact dans l’extension de la mémoire du travail, induite par les niveaux plasmatiques de nicotine. Ces résultats mettent en évidence sur l’homme ce qui avait été démontré sur l’animal : des souris knock-out privées de la sous unité ?5 des récepteurs nicotiniques, densément présents dans le cortex préfrontal, manifestent un déficit d’attention-mnémonique en conditions de charge de travail mental, par rapport aux souris normales, malgré le traitement à la nicotine.

Il s’ouvre ainsi une perspective intéressante pour l’utilisation thérapeutique de la nicotine à la fois pour les dyskinésies mais aussi pour les problèmes de mémoire liés à Parkinson. Il s’agit de la première étude à démontrer les effets sur la mémoire humaine de cette substance, qui pourrait avoir d’autres applications utiles dans le traitement, non seulement de Parkinson mais aussi de l’Alzheimer.

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Why Some Smokers Have a Harder Time Quitting

Quitting smokingis never easy, but some smokers have an even harder time kicking the habit, and now new research suggests that they may derive more pleasure form nicotine.

The new study, which appears in the Proceedings of the National Academy of Sciences, may also help foster the development of more effective quitting strategies for certain smokers.

Researchers used PET scans to capture images of the number of “mu-opioid receptors” in the brains of smokers. Smokers with greater numbers of these receptors seem to derive more pleasure from nicotine, and as a result may have a harder time quitting.

“The brain’s opioid system plays a role in smoking rewards, and quitting smoking and some of the variability in our ability to quit among smokers is attributable to genetic factors,” says study researcher Caryn Lerman, PhD, director of Tobacco Use Research Center at the University of Pennsylvania in Philadelphia.

“The ability to quit smoking is influenced by a number of psychological, social, and environmental factors, but also genetic factors,” she says. “For some people, genetic variations may make it more difficult to quit than for someone else who smokes the same amount for same amount of time,” Lerman says.

The study findings are more applicable to quitting smoking than becoming addicted in the first place, she says.

New Quitting Strategies/Tools Needed

There may be a role for personalized medicine when it comes to smoking cessation, Lerman says.  Personalized medicine takes the trial and error out of matching treatments by making decisions based on genetic profiles.

“Based on a person’s genetic background, we can select the optimal treatment,” she says. “It is a two-pronged approach of developing new medications and being able to make the best choice for a particular person based on existing options.”

Importantly, even diehard smokers should not take these findings to mean they can’t quit, she says.

“Don’t become fatalistic,” she says. “You may need particular approaches tailored to you,” she says. Going forward, “we hope to study this pathway in more detail to understand whether examining genetic background and the numbers of brain receptors can help us choose the right treatments for the right individual.”

Raymond S. Niaura, PhD, an associate director for science at the Schroeder Institute of the American Legacy Foundation, an antismoking group based in Washington, D.C., says that “there are genetic influences involved in becoming addicted to nicotine and tobacco and on how hard it is to quit smoking.”

The new findings provide “a peek into the genetic and underlying brain processes responsible for nicotine addiction,” he says.

People with this particular genetic variation may benefit from extended treatment, he says. “They may have a certain kind of sensitivity to nicotine, which could explain why they became addicted in the first place and why they may need to use nicotine replacement for a longer time than others.”

Family loses tobacco lawsuit

By Telegram.com

A jury returned a defendant’s verdict yesterday afternoon in a wrongful death and product liability case brought against Philip Morris Inc. by the family of a Douglas man who died of lung cancer in 2000, after decades of smoking.

After hearing nearly three weeks worth of evidence and deliberating over portions of three days, a Worcester Superior Court jury found that the Marlboro cigarettes Stephen C. Haglund of Douglas smoked before his death at age 51 were not defectively designed and unreasonably dangerous, as Mr. Haglund’s family alleged in their civil lawsuit against the tobacco company.

The plaintiffs alleged that when Mr. Haglund began smoking in the 1970s, Philip Morris could have employed technology that extracted addictive nicotine from cigarettes and provided a safer alternative to their product.

In his opening statement in the case, Paul F. Ware Jr., a lawyer for Philip Morris, said the technology, known as solvent extraction, did not remove all nicotine from cigarettes, and more importantly, did not remove any of the carcinogens.

Mr. Ware said Philip Morris spent large sums of money over the years developing and promoting various brands of low-nicotine cigarettes, but that they were all commercial failures. He maintained that nicotine is “essential to what a real cigarette is.”

The suit was filed in 2001 by Mr. Haglund’s widow, Brenda L. Haglund, and two of their children, Stephen M. Haglund and Melissa J. Robledo, co-administrators of their late father’s estate.

“I respect the jury’s verdict,” Mrs. Haglund said when asked for comment.

“We think there are appellate issues that are going to be reviewed, and there will be more to come,” said Michael D. Weisman, one of the Haglunds’ lawyers.

“These are always difficult cases for a family that has sustained a loss as significant as the Haglund family, and we certainly wish them all of the best,” Mr. Ware said.

Yesterday’s verdict marked the second defense verdict for Philip Morris this month, following a May 16 jury’s decision in favor of the company in a federal court in New York, Philip Morris USA said in a press release yesterday.

“We believe that the jury appropriately found that Marlboro cigarettes were not defectively designed and unreasonably dangerous,” said Murray Garnick, Altria Client Services senior vice president and associate general counsel, speaking on behalf of Philip Morris USA.

Altria is the parent company of Philip Morris.

“The jury correctly rejected the plaintiffs’ theory that the company should have sold only virtually nicotine-free cigarettes,” Mr. Garnick said.

Filed in 2001, the plaintiffs’ sole claim in this case was that PM USA breached an implied warranty of merchantability in failing to market only virtually nicotine-free cigarettes, the press release states.

“The plaintiffs had stipulated that the decedent was fully aware of the risks of cigarette addiction and lung cancer from smoking cigarettes and that the proposed virtually nicotine-free cigarette would be unacceptable to a vast majority of smokers,” it said.

TABAGISME PASSIF: La nicotine monte au cerveau même avec un tout petit peu de fumée

Par Santelog

.Cette étude financée par les NIH montre comment le tabagisme passif peut aussi augmenter la dépendance à la nicotine. L’exposition à la fumée secondaire a un impact direct et mesurable sur le cerveau et l’effet est parfaitement similaire à ce qui se passe dans le cerveau de la personne qui fume. En fait, l’exposition à cette fumée secondaire crée de la même manière, l’envie de fumer, selon cette étude publiée dans l’édition en ligne du 2 mai des Archives of General Psychiatry, une des revues du JAMA.

Les chercheurs du National Institute on Drug Abuse (NIDA) ont utilisé la tomographie par émission de positons (TEP) pour démontrer, sur un échantillon de 24 jeunes adultes dont 11 fumeurs modérément dépendant à la cigarette et 13 non-fumeurs, que plus d’une heure de fumée secondaire dans un espace clos est suffisant pour que la nicotine atteigne les récepteurs α4β2 du cerveau habituellement visés par l’exposition directe à la fumée du tabac (à l’acétylcholine nicotinique – nAChR). L’exposition à la fumée secondaire a conduit à une occupation moyenne de 19% du cerveau des récepteurs α4β2 de l’nAChR.

Des recherches antérieures avaient déjà montré que l’exposition à la fumée secondaire augmente la probabilité pour les enfants et en particulier chez les adolescents de devenir fumeurs et rend également plus difficile pour les fumeurs l’arrêt du tabac.

“Mais ces résultats montrent que, même une exposition à la fumée secondaire fournit suffisamment de nicotine au cerveau pour modifier son fonctionnement”, explique le Dr. Nora D. Volkow, Directeur du NIDA. “Une exposition chronique ou sévère pourrait provoquer des taux de nicotine encore plus élevés au cerveau, ce qui peut expliquer pourquoi même l’exposition à la fumée secondaire augmente la vulnérabilité à la dépendance à la nicotine”.

Une étude qui apporte de nouvelles preuves concrètes pour soutenir les politiques d’interdiction de fumer dans les lieux publics, en particulier dans les espaces clos et autour des enfants.

Les effets de la nicotine et de la cocaïne similaires dans le cerveau

Une seule exposition limitée à 15 minutes à la nicotine induirait une augmentation de l’excitabilité à long terme des neurones liés au phénomène de la récompense. Ce système de récompense se rencontre chez l’homme comme chez certains animaux et l’on estime qu’il est crucial pour la survie de l’individu qui, grâce à ce mécanisme, acquiert la motivation nécessaire à se nourrir, à avoir des relations sexuelles, etc.</p>
<p>L’étude publiée dans la revue Journal of Neuroscience (Nicotine potentiation of excitatory inputs to ventral tegmental dopamine neurons. Danyan Mao et al. The Journal of Neuroscience, 4 May 2011, 31(18): 6710-6720; doi: 10.1523) met le doigt sur la similitude entre la stimulation de certains neurones suite à l’exposition à la cocaïne et à la nicotine.</p>
<p>Selon le Dr Mao de l’Université de Chicago, le but de l’étude était de comprendre ce qui motive l’individu à fumer une seconde cigarette dès que la première a été consommée ou autrement dit, que se passe-t-il dans le cerveau du fumeur après avoir fumé sa première cigarette?</p>
<p>On savait déjà que la nicotine possédait une action stimulante vis-à-vis de certains neurones se trouvant dans une zone spécifique du cerveau appelée aire tegmentale ventrale. Or les neurones qui proviennent de cette région du cerveau ont la capacité de produire un certain type de neurotransmetteur, la dopamine, qui joue un rôle très important dans les effets d’accoutumance aux drogues et intervient également dans le phénomène de récompense liée à la prise de nourriture et à l’activité sexuelle.</p>
<p>Afin d’analyser l’action locale de la nicotine sur les cellules nerveuses, le Dr Mao a enregistré l’activité électrique des neurones dopaminergiques de l’aire tegmentale ventrale après les avoir soumis à la nicotine pendant 15 minutes. Il a ensuite examiné le type de récepteur impliqué dans la plasticité synaptique (renforcement et affaiblissement des connexions interneuronales).</p>
<p>La surprise a été de constater qu’il fallait la présence d’un certain type de récepteur à la dopamine pour assurer les effets de la nicotine, le récepteur dopaminergique D5. Or, il s’agit du même type de récepteur rencontré après stimulation par la cocaïne.</p>
<p>D’après le Dr Mao, les résultats de cette étude montrent clairement que la nicotine et la cocaïne utilisent les même procédés pour induire une plasticité synaptique au sein des neurones dopaminergiques dans l’aire tegmentale ventrale.</p>
<p>C’est ce mécanisme qui pourrait sans doute expliquer la forte dépendance rencontrée chez les consommateurs de cocaïne comme chez les fumeurs invétérés.

Les chemins du sevrage

Par Sudouest.fr

Le plus dur est sans doute de franchir le pas. De se décider à arrêter de fumer et de pousser la porte du centre hospitalier pour prendre rendez-vous avec le service d’aide au sevrage tabagique. Un service dirigé par les docteurs Sandrine Allaire Sauquet et François Ferrer qui, deux fois par semaine, organisent avec une infirmière et une psychothérapeute des séances individuelles ou en groupe.

« Nous ne sommes pas là pour rabâcher que nous sommes contre le tabac, que c’est mauvais pour la santé, insiste le Dr Ferrer, mais pour aider ceux qui le souhaitent au sevrage tabagique. Nous sommes conscients qu’il est difficile d’arrêter et nous insistons sur l’idée qu’il ne s’agit pas d’une affaire de volonté. »

Quatre points importants

Motivation, rituel, diététique, nicotine, sont les quatre points sur lesquels insistent les médecins pour réussir leur thérapie. « La motivation doit être positive, explique le Dr Ferrer. C’est le choix de la liberté, de dire que désormais “j’en ai fini avec le tabac”. Le rituel consiste à changer de vie. Le fumeur s’est construit autour de la cigarette. Il fume en se levant, après le petit-déjeuner, en arrivant au boulot, à l’apéro, après manger… Bref, il faut qu’il apprenne à se déconstruire pour se reconstruire. Remplacer le café par de la ricorée ou un carré de chocolat. La diététique vise à éviter une prise de poids trop importante. Il faut savoir qu’un fumeur brûle 300 calories par jour. Lorsqu’il arrête, il prend en moyenne trois kilos. Quant à la nicotine, elle peut être prise comme substitut, par exemple sous forme de patch ou de gomme à mâcher. »

Précision du médecin, contrairement à une idée répandue, il n’est pas dangereux de fumer en ayant un patch. « Si l’on désire fumer une cigarette, c’est qu’on est en sous dose », explique-t-il.

Un plaisir très petit

Reste à oublier le plaisir de la cigarette. Mais pour le Dr Ferrer, celui-ci n’est pas aussi important que se l’imaginent les fumeurs : « Il est très petit, sauf pour la première cigarette qui secrète des endorphines. Pour le reste, plus un fumeur avance en âge, moins il éprouve de plaisir en fumant. »

Mais ces remarques n’ont qu’une valeur générale. Comme l’expliquent les médecins, on ne traite pas un individu qui fume nerveusement deux paquets en allumant sa première clope en se levant, comme celui qui fume une cigarette tranquillement à 10 heures du matin. « Il n’y a pas qu’un seul type de fumeurs, du coup, il n’y a pas qu’une seule méthode pour arrêter de fumer. Le sevrage doit être adapté à chacun. »

Le Dr Ferrer insiste par ailleurs sur l’idée que les fumeurs ayant essuyé un revers en tentant d’arrêter de fumer ne doivent pas se décourager. « Quand on n’a pas réussi, il faut essayer à nouveau. La réussite est bâtie sur des échecs. »

Afin d’aider ses patients dans leur quête, le médecin aime leur inculquer une philosophie épicurienne. « Je leur dis de consommer peu mais bien, de chercher des plats subtils, de profiter de leur sevrage pour ne plus boire de vin mais pour en déguster. »

Une méthode qui n’est pas une recette miracle, mais expérimentée depuis une dizaine d’années à l’hôpital de Périgueux. Avec un certain succès. Une personne qui veut arrêter seule de fumer a une chance sur cent d’y arriver. S’il utilise un patch, on passe à 7 ou 8 % de réussite. En revanche, avec une consultation au service d’aide au sevrage de Périgueux, le taux oscille entre 30 et 35 %. Ce qui vaut la peine d’essayer.

L’électronique au secours
Ce n’est peut-être pas le remède miracle, mais pour le Dr Jacques Granger, pneumologue au centre hospitalier de Périgueux, la cigarette électronique est une aide précieuse pour les fumeurs désirant arrêter de fumer. Invité par le comité Dordogne de la Ligue contre le cancer, il s’en expliquera mercredi 11 mai à 18 heures à la bibliothèque municipale de Périgueux.

« On connaît bien les effets toxiques du tabac à l’origine du cancer du poumon, de bronchites chroniques ou de maladies cardio-vasculaires. Il existe différentes techniques pour tenter d’arrêter de fumer, mais celles-ci ont une efficacité limitée. Entre 78 % et 82 % des gens les ayant expérimentés continuent de fumer. Il faut bien considérer que la cigarette est une drogue forte. C’est pourquoi, j’ai été amené à m’intéresser à la cigarette électronique. »

Ressemblant à une cigarette normale, l’électronique (disponible sur Internet) contient la nicotine dont le fumeur peine à se passer. Ayant le parfum du tabac blond ou brun, elle a l’avantage d’être non irritante et non cancérigène car elle est exempte des quelque 4 000 produits néfastes contenus dans la cigarette traditionnelle. « Il y a certes la nicotine, mais cela ne pose aucun problème pour la santé du fumeur », souligne le pneumologue. Elle serait donc particulièrement adaptée aux personnes ne pouvant pas se passer du tabac. Pour autant, insiste le Dr Granger, cette cigarette n’est pas adaptée au sevrage. Elle permet en revanche au fumeur de ne pas mettre sa santé en danger.

L’arrêt du tabac : une question de gène ?

Par Pourlascience.fr

La nicotine et d’autres substances présentes dans la cigarette rendent le fumeur dépendant : il ne peut plus se passer de cigarettes, a du mal à s’arrêter et s’il y parvient, il risque de rechuter rapidement. La raison tient au fait que la nicotine agit sur des récepteurs particuliers dans le cerveau, les récepteurs dits nicotiniques d’un neurotransmetteur naturel, l’acétylcholine, et stimule ainsi le circuit de la récompense. Les scientifiques étudient toutes les pistes possibles pour contrer l’addiction. Les travaux de Riju Ray, de l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie, et ses collègues suggèrent aujourd’hui qu’une version particulière du gène codant un autre récepteur, le récepteur opioïde mu, faciliterait l’arrêt de fumer.

Les récepteurs opioïdes mu sont présents dans les régions cérébrales du système méso-limbique de la récompense, à savoir le cortex cingulaire, l’amygdale, le noyau caudé, l’aire tegmentale ventrale, le noyau accumbens et le thalamus. Ce circuit de la récompense se distribue autour d’un axe principal : la voie dopaminergique méso-limbique, issue de l’aire tegmentale ventrale et qui se projette dans le noyau accumbens. La nicotine, en se fixant sur ses récepteurs nicotiniques, entraîne la libération de dopamine dans ce noyau, où les neurones s’activent. Il s’ensuit une libération d’opioïdes endogènes (naturellement synthétisés dans le cerveau) dans l’aire tegmentale ventrale, ce qui active en retour les neurones dopaminergiques et amplifie la libération de dopamine. Ainsi, le circuit de la récompense est modifié durablement et le système des opioïdes participe à l’addiction en renforçant les effets de la nicotine.

On sait en outre que la nicotine augmente la quantité de récepteurs opioïdes mu dans ce circuit de la récompense chez les rongeurs. Les neurobiologistes ont donc étudié le gène codant ce récepteur chez l’homme. Il en existe deux versions, l’allèle sauvage, le plus répandu, et un autre allèle, plus rare, nommé allèle G, qui code un récepteur presque identique à un acide aminé près. Grâce à une technique d’imagerie in vivo (la tomographie à émission de positrons, ou TEP) et un marquage des récepteurs opioïdes mu, les scientifiques ont observé l’expression de ces récepteurs dans le circuit de la récompense et leur capacité à fixer les opioïdes chez 22 fumeurs, 12 ayant l’allèle sauvage et 10 l’allèle G. Les fumeurs exprimant l’allèle sauvage fixent davantage d’opioïdes dans l’amygdale, le thalamus et le cortex cingulaire, comparés aux personnes ayant l’allèle G.

En outre, après une nuit d’abstinence, les fumeurs devaient exprimer le plaisir ressenti en fumant soit une cigarette avec nicotine, soit une cigarette sans nicotine. Les fumeurs dotés de l’allèle G ressentent une moindre différence de plaisir entre les deux types de cigarettes.

En conséquence, l’allèle G serait associé à une dépendance à la nicotine et à un risque de rechute moins importants. Toutefois, on ignore pourquoi cet allèle diminue la fixation des opioïdes dans le circuit de la récompense. Par ailleurs, ces résultats confirment que le polymorphisme du gène codant le récepteur opioïde mu est impliqué dans l’addiction aux différentes drogues, qui pour la plupart modifient les opioïdes endogènes dans le circuit de la récompense.

San Francisco considers banning e-cigarettes

By KGO

SAN FRANCISCO (KGO) — They look like cigarettes and they have nicotine, but no smoke. Electronic cigarettes are gaining in popularity, though now there is a push in San Francisco to ban them, just like regular cigarettes. That is angering the e-cigarette industry.

SFO banned electronic cigarettes earlier this month and now the city is in the first stages of banning them. The plan is to fold them into the current smoking ordinance, saying that anything that looks, feels or functions like a cigarette is a cigarette and has to be banned from public places. It is a blow to people who say e-cigarettes are a great substitute to regular cigarettes.

Heather Ayeres uses an e-cigarette. She has been smoking since she was 14 and sees an electronic cigarette as a healthy alternative.

“They feel like a cigarette when you hold them, they work like a cigarette, but they don’t have the bad properties of cigarettes,” Ayeres said.

Electronic cigarettes contain a battery where the tobacco would normally go as well as a heating element and a container where the filter is for the nicotine that many smokers crave.

But the San Francisco Health Department says if it looks like a cigarette and acts like a cigarette it is a cigarette and needs the same restrictions. Dr. Tomas Aragon, the city’s health officer, says e-cigarettes are just another nicotine delivery system and send a message to youth that some smoking is OK.

“The big concern is the ability for people to become addicted to nicotine and also to be smoking in an environment where smoking is not permitted,” Aragon said.

The Tobacco Vapor Electronic Cigarette Association says a ban is ignorant and the cigarettes are not dangerous or unhealthy and are much better than smoking regular cigarettes.

“To have a product and ban a product you have to show cause, you have to show at one point in time that this product has harmed someone,” group spokesperson Ray Story said.

Story says the ingredients in the cigarettes are all FDA approved. They do not emit harmful second hand smoke and they can be used in public places like restaurants without bothering anyone else.

Heather Ayeres agrees.

“I think it’s up to the public place; I don’t think people should be able to use them without asking,” she said.

Smoke shops in the city say the e-cigarettes are gaining in popularity and are hard to keep on the shelves. Aragon means to change that.

“We already have laws in place around tobacco consumption and by redefining what we mean by tobacco consumption we should be able to go ahead and include this,” he said.

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