Le blogue des Centres Stop premier dans l’industrie

Par Roger-Luc Chayer, journaliste

Le blogue des Centres Stop, lancé en 2010, est vite devenu la norme en matière de fil de presse spécialisé en matière de cigarette et de traitements contre la dépendance avec la publication de centaines de nouvelles permettant aux personnes qui souhaitent arrêter de fumer de connaître l’état de la recherche.

Non seulement le blogue est bilingue, il sert de référence en matière de publication spécialisée et déclasse l’ensemble de la compétition avec des statistiques supérieures à tout ce qui se fait ailleurs. C’est donc dire que ce service offert par les Centres Stop répond aux nombreuses demandes du public et a son utilité.

Tabac : l’OMS veut des paquets de cigarettes moins attrayants

Selon maxisciences.com,

C’est lors de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé pour la lutte antitabac que 170 pays se sont unis afin de lutter contre le tabac sur leur territoire. Cela devrait passer par des campagnes de sensibilisation, ainsi que par des programmes d’aide à l’arrêt de lacigarette et du tabac.
L’analyste principal des politiques de la Société canadienne du cancer explique à l’AFP : “Ces directives vont aider les pays à adapter leurs lois et à répondre aux faux arguments de l’industrie du tabac“. Le Figaro explique que si aucune mesure concrète n’a alors été prise, chaque pays devra mettre au point ses propres mesures et cela notamment en ce qui concerne la réglementation des additifs chimiques. Sur le sujet, Antoon Opperhuizen, membre du secrétariat de la Conférence des parties à la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte anti tabac, explique : “Il y a des centaines de substances chimiques qui sont utilisées dans les produits de tabac pour les rendre plus attractifs et visent spécialement un public jeune“.

De son côté, France Soir explique que l’Organisation mondiale de la Santé est aujourd’hui toujours en train de travailler à la standardisation des paquets de cigarettes et de tabac afin de rendre le produit le moins attractif possible. Plusieurs pays seraient déjà engagés dans cette voie comme l’Australie où l’idée a d’ores et déjà été approuvée. Mais il s’agit là d’un sujet difficile puisque le paquet de cigarettes reste le seul emplacement marketing pour les marques de tabac. En France, le rapporteur de la mission Santé à la commission des Finances de l’Assemblée juge cette nouvelle mesure précipitée en expliquant : “Il faudra voir à l’usage, cela peut-être un complément mais la priorité serait plutôt à une harmonisation européenne des taxes sur le tabac“.

 

Le tabac interdit dans les lieux publics en Pologne

Selon romandie.com,

Le tabac est totalement banni des hôpitaux, centres médicaux, établissements scolaires et culturels, stades, et toutes les aires réservées aux enfants, ainsi que des transports publics, y compris les gares et les arrêts de bus.

Dans les restaurants, bars, pubs et cafés, tout comme dans tous les lieux de travail, la cigarette sera autorisée uniquement dans des pièces spécialement délimitées, fermées et pourvues d’un système de ventilation.

Les propriétaires des établissements qui n’afficheront pas chez eux l’interdiction de fumer seront passibles d’une amende de 2.000 zlotys (500 euros).

Les fumeurs violant la nouvelle loi risquent une amende de 500 zlotys (125 euros).

34% des hommes et 21% des femmes sont fumeurs en Pologne.

(©AFP / 15 novembre 2010 10h29)

 

Chirurgie et tabac ne font pas bon ménage

selon news.fr.msn.com,

Renoncer à la cigarette durant les semaines qui suivent une intervention chirurgicale permet de réduire de moitié les risques de complications, selon une étude suédoise présentée mardi à l’occasion du 85e congrès de chirurgie orthopédique et traumatologique.

En 2005, une conférence d’experts avait déjà montré que l’abstinence pendant les semaines précédant une opération diminuait le risque de complications. “Mais elle est un peu restée lettre morte dans les services de chirurgie”, a déclaré à la presse Alain-Charles Masquelet, chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l’hôpital Avicenne (Bobigny).

“Indiscutablement, le tabac est responsable de complications péri-opératoires”, a-t-il affirmé. “On le sait, mais on n’y croit pas”.

Des chercheurs suédois ont cette fois étudié l’arrêt du tabac à partir du moment de l’opération et jusqu’à six semaines après celle-ci. L’étude, publiée dans une revue spécialisée (The Journal of Bone and Joint Surgery), concernait des patients subissant une chirurgie orthopédique en urgence, de type fracture.

Ils ont montré que les patients abstinents pendant 6 semaines après l’opération présentaient deux fois moins de complications que ceux ayant continué à fumer, soit 20% contre 38% pour les fumeurs.

En France, quelque 2 millions de fumeurs se font opérés chaque année. Les complications éventuelles concernent tous les types de chirurgie et sont de deux ordres, a expliqué le Pr Masquelet.

Ce sont des “complications générales”, notamment respiratoires, et des “complications chirurgicales”, qui se traduisent par une cicatrisation plus difficile et des infections.

Deux substances sont principalement en cause : le monoxyde de carbone qui empêche une oxygénation suffisante des tissus, et la nicotine, responsable de vaso-constriction. Pour comprendre l’effet vaso-constricteur de la nicotine, il suffit de regarder un néophyte fumer un cigare, explique le Pr Masquelet : “en quelques minutes il devient tout blanc”.

L’effet nocif du tabac sur la micro-circulation porte sur tous les organes, y compris l’os, précise le spécialiste. “Un os ce n’est pas un bout de bois, c’est un organe qui vit”, souligne-t-il. Un défaut de micro-circulation nuit à la consolidation osseuse.

De façon optimale, le sevrage devrait intervenir entre 6 et 8 semaines avant une intervention programmée.

Après l’opération, la poursuite de l’abstinence “permet de ne pas gêner le processus de régénération tissulaire”. Le Pr Masquelet recommande “au moins 6 semaines d’abstinence”, le temps de régénération des muscles et graisses sous-cutanées.

Pour les os, le délai de consolidation est un peu plus long (au moins 3 mois).

Pour le Pr Masquelet, il ne s’agit pas de tenir un discours moralisateur, mais d’informer et le cas échéant d’accompagner le fumeur pendant les quelques semaines nécessaires à la cicatrisation, même si l’arrêt du tabac n’est pas définitif.

Plus de 800.000 interventions de chirurgie orthopédique sont réalisées chaque année en France, précise la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique.

 

Tunisie, les chiffres alarmants du tabagisme

Selon gnet.tn,

“Prévention du tabagisme : aider les jeunes à dire non”, tel était le thème du dernier cercle de la santé organisé récemment par l’Office national de la Famille et de la Population (ONFP), où ont été passés en revue les résultats de nombreuses enquêtes réalisées sur le tabac en Tunisie qui concerne 50% des adultes, 10% des femmes et 28% des enfants et adolescents. L’âge de la première cigarette est en moyenne de 13 ans, et la prévalence du tabagisme chez les adolescents de 10 à 20 ans est de 12,8%.

L’enquête nationale menée par la Direction de médecine scolaire et universitaire (DMSU) en 2000 chez les adolescents de 12 à 20ans a montré que 55.8% des garçons et 17.7% des filles sont des fumeurs. Les jeunes tunisiens sont également adeptes du narguilé, 13,5% des garçons et 4% des filles fument la Chicha. Les jeunes tunisiens de sexe masculin arrivent en tête des fumeurs dans le monde arabe, avec un taux de prévalence de 50%. L’attirance par la nicotine chez les jeunes a toujours une raison, dont cette propension à  faire comme les autres, à imiter les grands et les idoles, à transgresser la loi, à surmonter la timidité, et à montrer qu’il n’y pas de différence genre, entre filles et garçons.

Une autre enquête nationale menée en 2005 par l’Institut National de Santé publique (INSP) auprès des adultes, a révélé que 50% des hommes et 10% des femmes sont des fumeurs.
Le tabac a des conséquences néfastes sur la santé : 90% des cancers pulmonaires, 85% des bronchites chroniques, 75% des infarctus du myocarde, et 25% de la mortalité par maladies cardiovasculaires (MCV) sont dus à la nicotine. Le tabac passif multiplie le risque de MCV par 10, et le risque d’angine de poitrine par 25. Comble du paradoxe : la cigarette est assez répandue dans un milieu où elle est censée être strictement bannie, soit le milieu médical. Une enquête réalisée en 2005 à l’hôpital Charles Nicolle a révélé que 1/3 des médecins, 2/5 des infirmiers et 2/3 des ouvriers sont des fumeurs.

La consommation des cigarettes a augmenté de 1981 à 1993 en Tunisie mais depuis, on observe une légère baisse. D’après une étude nationale sur les maladies respiratoires réalisée en 1996, la prévalence du tabagisme est de 30,4% pour les deux sexes confondus. Elle est d’environ 52% pour le sexe masculin et 6 % pour le sexe féminin. La consommation moyenne est de 17,7 cigarettes/jour. Les jeunes scolarisés fument moins que ceux non-scolarisés (18.1% contre 38.4%).

Selon les chiffres de  la Régie nationale des Tabacs et des Allumettes, la cigarette est le produit tabagique le plus consommé (96% des ventes). Le commerce du tabac est passé par trois phases au cours de la décennie 1985/1996 :

1-Une première phase de croissance rapide jusqu’en 1986, au cours de laquelle la consommation tabagique et passée de 1260 cigarettes/habitant/an à 1700 cigarettes/habitant/an ;
2-Une deuxième phase de stabilisation (de 1986 à 1992), avec une consommation oscillant autour de 1700 cigarettes/habitant/an ;
3-Une troisième phase de décroissance (de 1992 à 1995) caractérisée par une baisse sensible des ventes de 1700 cigarettes/habitant/an  à 1270 cigarettes/habitant/an.

D’après les données de vente, la consommation a baissé depuis 1992 de près de 8% par an. Les statistiques de vente du tabac sont établies par la RNTA qui a le monopole de production et de vente du tabac en Tunisie. Elles ne reflètent néanmoins pas toute la réalité, étant donné l’existence d’un marché parallèle de vente de tabac. Le prix du tabac a  augmenté de 6,5 % en moyenne par an entre 1984 et 1992 et 10% par an entre 1992 et 1994.

Le Tunisien dépense plus de 1/5 de son salaire pour le tabac et le narguilé, soit une moyenne de plus de 100 dinars par mois. L’initiation au tabac est étroitement liée au comportement parental, surtout à celui de la mère. Le risque augmente sensiblement chez ceux qui ont l’autorisation de leurs parents, ou qui ont un fumeur dans leur entourage familial. La majorité des enfants âgés de moins de 14ans (70%) vivent dans un environnement familial où existe au moins un fumeur.

La Tunisie s’est dotée d’un cadre législatif de lutte contre le tabac qui reste peu ou prou respecté, dont la loi de février 1998 relative à la prévention des méfaits du tabac, et le décret de 1998 portant sur l’identification des lieux publics où il est interdit de fumer, complété par le décret du 14 septembre 2009. Il existe actuellement un projet d’amendement de la loi de février 1998 portant notamment sur l’interdiction de mettre sur les paquets de cigarettes les expressions “légères”, “light”, “super light”, et interdiction de la vente des cigarettes aux enfants âgés de moins de 18ans.

En 2009/2010, quelque 2000 médecins généralistes ont été formés en matière de lutte anti-tabagique et  de conseil minimum. Par ailleurs, 250 médecins ont bénéficié d’une formation spécifique et approfondie sur le sevrage et 250 consultations d’aide au sevrage en première ligne ont été créées. Le sevrage nécessite un traitement de trois mois, revêtant des aspects médicamenteux, psychologique et comportemental.

Le tabac tuait, et tue toujours !

Selon lepost.fr

Un tel titre n’est pas nouveau. En effet, depuis de nombreuses années déjà, ce message est diffusé partout dans le monde, avec les preuves à l’appui. Mais rien n’y fait, car personne ne semble avoir assez de pouvoirs pour l’arrêter. En réalité, il faut le dire, personne ne semble avoir assez de pouvoirs pour arrêter les grosses industries du tabac à le produire.

Pourtant, le fait est que le tabac risque d’ici 2020 être la première cause de décès et d’incapacité dans le monde, loin devant le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voitures, les suicides, les homicides, tous combinés…

Quelques mesures pour lutter contre le tabac

Si personne ne peut contrer les grosses industries du tabac, on peut tout de même tout faire pour essayer de sensibiliser la population. En effet, les consommateurs sont peut être les principales victimes, mais ils sont aussi leur propre bourreau en achetant ce produit hyper nocif pour leur santé, mais aussi pour celle de son entourage. Parmi les quelques mesures déjà entreprises, on peut citer l’interdiction ici et là de fumer, l’apposition de messages chocs sur les paquets de cigarettes, et bientôt l’illustration de ces messages par des images plus ou moins choquantes. Bien entendu, les diverses méthodes de sevrage (patchs, substituts nicotiniques etc.) sont également là pour aider les consommateurs à arrêter de fumer.

Un espoir pour une lutte efficace contre le tabac

Tous les regards se tournent actuellement vers la cigarette électronique, qui pourrait bien être une révolution dans la lutte contre le tabac. Appelé aussi l’e-cigarette, ce gadget prend la forme d’une cigarette, peut délivrer ou non une dose de nicotine, produit de la fumée, et simule même la combustion avec une led lumineuse rouge placée à l’extrémité du gadget, qui s’allume lorsque l’on aspire par devant. Ce gadget représenterait donc une assez bonne alternative aux quelques 4000 composants chimiques présents dans la fumée de cigarette, principaux cause des cancers du poumon et des divers troubles respiratoires.
De nos jours, l’Afssaps est en train d’étudier les risques de santé liés à l’utilisation de l’e-cigarette. Parmi les composants annoncés comme nocifs, on a le propylène Glycol, qui est pourtant présent dans certains médicaments, dans certains produits alimentaires…

 

Les chômeurs fument trop

Selon latribune.fr

“A l’évidence, la crise [et] l’augmentation du chômage [ont] eu un effet sur l’augmentation de la consommation du tabac”, a annoncé ce lundi la ministre la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

Entre 2005 et 2010 en effet, la consommation de tabac a augmenté de 1,8% en France, indique le baromètre santé de l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). De “mauvais” chiffres pour Roselyne Bachelot qui s’exprimait lundi sur les ondes de RMC.

La hausse de la consommation chez les femmes serait à l’origine de ces chiffres mais également la hausse du nombre de chômeurs, inséparable de la crise économique : “pratiquement 50% des chômeurs sont fumeurs”, a expliqué la ministre.

Prochaine hausse du tabac le 8 novembre

“Je me rapproche de Pôle Emploi pour qu’il y ait une action spécifique” menée auprès de ce public, a ainsi annoncé Roselyne Bachelot.

Cette dernière a également appelé à “mieux respecter la législation” sur l’interdiction de fumer, notamment dans les  cafés et les restaurants, et aux buralistes de respecter “l’interdiction formelle de vendre du tabac aux mineurs”. Il y a des “dérapages” en la matière, selon la ministre.

La prochaine hausse des prix (6%) est prévue pour 8 novembre. La ministre de la Santé a exclu de prochaines augmentations, tout en réaffirmant son engagement “militant” pour une hausse massive du tabac.

 

Tabac: la législation européenne jugée “insuffisante”

Selon rtbf.be

Malgré toutes les lois, la cigarette continue à tuer 650 000 personnes chaque année dans l’Union européenne. La consommation est en baisse mais reste importante.

C’est dans ce contexte de santé publique qu’une directive adoptée en 2001 a permis de fixer des taux maximum de goudron, de nicotine voire d’émission de monoxyde de carbonne par cigarette.

Le texte avait également permis de bannir l’appellation “light” des paquets, voire d’y apposer des photos-chocs. C’est ce que font quatre pays européens parmi lesquels la Belgique. Les producteurs de tabac sont obligés de notifier chaque année la liste des ingrédients qu’ils mettent dans les cigarettes.

Mais aujourd’hui, cette législation est insuffisante. Le marché, qui ne manque pas d’imagination, a sorti des nouveaux produits et la commission européenne a décidé de lancer une consultation publique.

Les Etats membres et les ONG ont huit semaines pour donner leur avis. La commission les sollicitent à propos des cigarettes électroniques, ces petites cigarettes censées aider à arrêter de fumer. Mais pas seulement. Frédéric Vincent, porte parole de la commission européenne s’interroge à propos des “boissons ou des bonbons que l’on voit apparaître avec de la nicotine à l’intérieur” et des “avertissements de santé qui doivent prendre 40% maximum de la taille du paquet. Peut-on aller plus loin ?“. Frédéric Vincent se pose également la question des “additifs, les goûts spéciaux que l’on peut mettre, comme les cigarettes à la vanille“.

La commission européenne devrait faire des propositions sur base de cette consultation au cours de l’année 2012.

 

John Dalli: «Une Europe sans fumée»

Selon lematin.ch

John Dalli est décidé à lancer une guerre totale contre le tabac. «L’idéal serait une Europe totalement sans fumée», assène le commissaire européen à la Santé dans une interview coup-de-poing publiée hier dans le journal allemand Die Welt. John Dalli rappelle que 650 000 Européens meurent chaque année à cause de la fumée.

Une procédure de consultation a lieu en ce moment à Bruxelles et des normes antitabac européennes plus strictes pourraient voir le jour dès l’an prochain. Outre les images chocs ornant les paquets que nous connaissons en Suisse mais qui ne sont en vigueur que dans une minorité des pays de l’UE, John Dalli évoque quatre mesures auxquelles il croit. Nous les avons soumises à des spécialistes suisses de la lutte antitabac ainsi qu’à un cigarettier.

1. Escamoter la marque
«Plus le paquet est uniforme et fade, mieux c’est», souligne John Dalli. Il reprend ici le concept du «paquet neutre», qui sera adopté en Australie dès 2012. «Cette idée a le vent en poupe et est très efficace», s’enthousiasme Thomas Beutler, de l’Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT). «Aujourd’hui, pour les cigarettiers, le paquet lui-même est devenu le principal support publicitaire. Rien que le rouge, par exemple, renvoie à une célèbre marque. L’idée est que les paquets deviennent d’un brun uniforme et que les marques ne soient notées qu’en petit et toujours avec la même écriture.» «Et ça laisserait d’autant plus de place pour les messages de prévention», ajoute le conseiller national (GE/PS) et président du CIPRET-Genève Jean-Charles Rielle.

Mais l’idée sera sûrement farouchement combattue par les cigarettiers. «On pourrait craindre des effets pervers, comme une hausse du trafic, de la contrebande, des contrefaçons, avec des pertes pour nous comme pour l’Etat. Car rien n’est plus facile à imiter qu’un paquet neutre et des consommateurs tiennent à leurs marques», réagit Christophe Berdat, responsable des affaires politiques de BAT (British American Tobacco) Switzerland.

2. Cacher les paquets

Pour le commissaire européen, les paquets de clopes ne doivent également plus être visibles dans les magasins. Dans les kiosques, ils devraient par exemple être dans des tiroirs. «Les kiosques, que ce soit par les murs de cigarettes, les écrans ou les offres, consacrent aujourd’hui une large place au tabac. J’applaudis donc à toute mesure qui rend le tabac plus discret, donc moins attractif», commente Jean-Charles Rielle. «Il faut lutter contre ce que les Anglais appellent le powerwall, ce mur de cigarettes qui attire l’œil, enchaîne Thomas Beutler. Cette mesure est d’ailleurs déjà appliquée en Norvège ou en Australie.»

3. Limiter les toxines
John Dalli songe aussi à réduire les teneurs admissibles en nicotine, en goudron ou en monoxyde de carbone. «Les scientifiques sont partagés sur ce point, réagit Jean-Charles Rielle. Mais on peut espérer au moins qu’avec des teneurs plus basses il serait moins difficile d’arrêter de fumer.» Son confrère d’AT est encore moins convaincu. «Des études montrent que si la cigarette est plus légère, le fumeur tire plus fort et la fumée descend plus bas dans les poumons. Au final, ce n’est pas moins nocif.»

4. Bannir toute fumée des lieux publics
Bars, restos, trains, bâtiments: le commissaire européen ne veut plus aucune volute dans les lieux publics. Les antitabac applaudissent. «La loi fédérale, qui permet des fumoirs et autorise des zones fumeurs selon la taille des établissements reste trop laxiste», tranche Jean-Charles Rielle. Face à ces pistes, les cigarettiers s’organisent et affûtent leurs arguments. «Pour l’instant, je peux simplement indiquer que nous espérons être consultés en bonne et due forme, note Christophe Berdat. Et j’ose espérer que ces mesures ne seront pas adoptées avant qu’on nous ait prouvé scientifiquement leur efficacité.»

Reste une question: si l’Europe adopte ces mesures, suivrons-nous? La Suisse n’y est pas contrainte. «Mais il y aurait une pression positive, nous ne sommes pas isolés du monde», explique Jean-Charles Rielle. «Et ça nous donnerait des arguments», sourit Thomas Beutler.

La marque disparaît
Prévention du tabagisme oblige, la marque disparaît peu à peu. D’abord, des messages de prévention sont apparus sur le paquet. Puis des images chocs, montrant les dommages possibles du tabac. Prochaine étape possible, le «paquet neutre», qui sera en vigueur en Australie dès 2012. Tous les paquets deviennent brunâtres. Les marques ne sont plus indiquées qu’en petit, en bas. Toutes avec la même écriture et la même couleur.

 

Les détenus perdent le droit de fumer

Cyber Presse

Source: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201006/22/01-4292236-les-detenus-perdent-le-droit-de-fumer.php

Environ 75% des détenus des pénitenciers canadiens sont des fumeurs. Ils ont appris une mauvaise nouvelle hier: ils perdront le droit de fumer à l’extérieur de leur pénitencier. Dans un jugement rendu hier, la Cour d’appel fédérale a invalidé une décision rendue l’automne dernier par la Cour fédérale.

Depuis janvier 2006, les détenus ne peuvent fumer à l’intérieur des pénitenciers fédéraux. La directive a été implantée par le Service correctionnel du Canada pour protéger les droits des non-fumeurs. En mai 2008, elle a été étendue à l’extérieur des pénitenciers. Selon le Service, la seule façon de contrôler l’utilisation du tabac à l’intérieur était de l’interdire en tout temps. Si les détenus possèdent du tabac pour le fumer dehors, il serait impossible de réussir à les empêcher de le fumer à l’intérieur, arguait-on.

En octobre 2009, le juge Luc Martineau de la Cour fédérale avait invalidé cette directive. Son jugement avait été rendu une semaine seulement après qu’il eut entendu la cause. Il soutenait que l’interdiction de fumer à l’extérieur était «injustifiable et déraisonnable». Selon lui, il n’existait pas de lien rationnel entre cette interdiction et l’objectif visé, soit la protection des droits des non-fumeurs. Il avait aussi remis en question l’autorité du Service correctionnel à implanter une telle mesure.

Dans leur plaidoirie, les avocats des détenus avaient également soutenu que l’interdiction de fumer était inefficace, car elle avait mené à la création d’un marché noir du tabac à l’intérieur des prisons.

Huit mois plus tard, la Cour d’appel fédérale renverse ce jugement. Les juges Nadon, Pelletier et Trudel donnent unanimement raison aux appelants. Selon eux, le Service correctionnel n’a pas outrepassé son mandat en étendant l’interdiction de fumer à l’extérieur des murs des pénitenciers. «Il ne fait aucun doute qu’en appliquant cette directive, le Service correctionnel essayait d’empêcher les détenus et les employés de fumer à l’intérieur des établissements carcéraux, dans le but de protéger les non-fumeurs», écrit le juge Nadon (notre traduction libre de l’anglais).

La Cour d’appel fédérale estime que le juge Martineau avait outrepassé son mandat en se permettant d’évaluer l’efficacité de l’interdiction de fumer pour atteindre son objectif. «En définitive, il appartient au Service correctionnel du Canada d’évaluer les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité de ceux qui vivent et travaillent dans les établissements carcéraux», conclut le juge Nadon.

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